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L’e-CMR, véritable tremplin pour la révolution numérique du transport routier

24 fév 2017 Genève

L’ONU réaffirme son engagement en faveur de la lettre de voiture électronique (e-CMR) pour concrétiser l’innovation dans toute l’industrie.

En soutien à la dématérialisation des services de transport routier, l’ONU a adopté aujourd’hui une résolution soulignant l’importance de l’e-CMR pour « concrétiser » l’innovation. Grâce aux documents numériques, comme l’e-CMR, le transport routier sera en effet plus efficace et des innovations révolutionnaires, comme les véhicules autonomes, pourront voir le jour.

La résolution, qui reconnaît l’importance des innovations dans le transport routier pour relever les défis environnementaux dans le monde et atteindre les Objectifs de développement durable de l’ONU à l’horizon 2030, invite plus de gouvernements à adhérer au protocole e-CMR.

Pour Umberto de Pretto :
« L’e-CMR guide l’avenir du transport routier. Sans une dématérialisation complète des documents de transport, il sera impossible de déployer les dernières innovations, qui devraient révolutionner la mobilité. En termes simples, pour que des camions sans conducteurs puissent circuler sur les routes, les opérations logistiques doivent être dématérialisées – ce que permet l’e-CMR. Nous saluons donc l’investissement que réalise aujourd’hui l’ONU pour l’avenir. »

Ce soutien fait écho au tout premier transport transfrontalier avec une lettre de voiture électronique, effectué par un camion transportant des fruits entre Huelva et Perpignan : un déploiement réussi de l’e-CMR entre l’Espagne et la France. Depuis ce lancement, de nombreux transporteurs contactent l’ASTIC (Association des transporteurs routiers internationaux d’Espagne) et la FNTR (Fédération nationale des transports routiers), tous deux membres d’IRU, pour initier, elles aussi, de telles opérations.

Sachant que le protocole e-CMR compte désormais 11 pays signataires, de nouvelles opérations transfrontalières devraient avoir lieu au cours des prochains mois. Sept autres pays européens (l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège et la Suède) ont également confirmé récemment leur prochain engagement à l’e-CMR par le biais d’un plan d’action commun avec la France et le Danemark.

La lettre de voiture CMR papier, qui est un document officiel de transport entre expéditeurs et transporteurs, offre un suivi « papier » du transfert logistique et constitue un document essentiel, détenu par le conducteur du camion, concernant la marchandise transportée.

Avec l’e-CMR, les transporteurs pourront désormais saisir les informations par voie électronique, stocker les renseignements logistiques et échanger des données en temps réel via leur téléphone ou leur tablette. Grâce à l’enregistrement immédiat des données, les agences recevront instantanément les informations sur les marchandises transportées. Ainsi, toute action nécessaire pourra être entreprise plus rapidement et à moindre coût.

Cette transition vers l’e-CMR réduit également l’impact environnemental des échanges commerciaux grâce à une meilleure efficacité en utilisant moins de papier, ce qui limite aussi l’archivage. Cet outil limite également les potentielles erreurs humaines et peut être disponible en plusieurs langues pour une utilisation internationale optimale.

La résolution a été adoptée aujourd’hui, lors de la session 2017 du Comité des transports intérieurs de la Commission économique de l’ONU pour l’Europe (CTI de la CEE-ONU).

 

Note à l’attention des journalistes

A propos de l’e-CMR

Le transport international de marchandises est régi par une convention de l'ONU, la CMR ou Convention relative au contrat de transport international de marchandises par route. Les transporteurs, les conducteurs et les destinataires de ces marchandises utilisent la lettre de voiture CMR, qui contient des renseignements sur la nature des marchandises transportées ainsi que sur les parties concernées par l'échange. Encore récemment, les lettres CMR n'existaient qu'au format papier.

En février 2008, un protocole a été ajouté à la Convention CMR, autorisant l’utilisation des lettres de voiture électroniques. Ce protocole est entré en vigueur le 5 juin 2011 et depuis, onze pays y ont adhéré : la Bulgarie, la République tchèque, le Danemark, l'Estonie, la France, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Slovaquie, l'Espagne et la Suisse.

 

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