Déclaration de Bucarest de l'IRU
Priorités de l'IRU
Déclaration de
Bucarest |
Déclaration de Bucarest de
l'IRU
“Marchés émergents - Défis et
Opportunités”
L'IRU et ses Associations membres représentant les
prestataires d’un transport routier de grande qualité, sûr, fiable, efficace et
respectueux de l'environnement, s'engagent à :
Contribuer à la mobilité durable des personnes et des
marchandises, ainsi qu'à l'amélioration du confort et de la qualité de vie pour
tous;
Unir les hommes et améliorer la répartition des
richesses;
Etre vecteurs du développement économique et social
dans l'intérêt de tous en contribuant à l'émergence des marchés en
développement;
Encourager la liberté individuelle, le choix et la
prospérité pour tous - la meilleure garantie de paix.
Ces objectifs fondamentaux seront réalisés en
travaillant ensemble, en étroite coopération avec les gouvernements, la société
civile, d'autres modes de transport et les secteurs industriels dans le cadre
d'un dialogue vaste et ouvert visant à atteindre des solutions concrètes,
réalistes et durables.
L'IRU et ses Associations membres seront mieux à même
de remplir leurs engagements si leurs partenaires gouvernementaux et commerciaux
reconnaissent les réalités suivantes :
De tous les modes de transport, le transport routier
contribue le plus à générer des richesses et à mieux les répartir au niveau
social, plus spécialement sur les marchés émergents et dans les économies en
transition, même si ce rôle vital et irremplaçable est trop souvent
ignoré;
Toute tentative visant à “découpler” croissance
économique et croissance du transport risque de mettre en danger les objectifs
économiques, sociaux et environnementaux du développement durable. L'objectif
devrait être plutôt de “découpler” les effets environnementaux négatifs, liés à
tous les modes de transport, de la croissance économique en mettant en oeuvre la
stratégie des “3i” de l'IRU, selon laquelle les gouvernements offrent de réelles
incitations commerciales pour accélérer l'introduction des technologies et des
meilleures pratiques innovantes, et mettent à disposition des infrastructures
adéquates aptes à éliminer les goulets d'étranglement, les maillons manquants et
la congestion qui en résulte;
La demande toujours plus importante de mobilité des
personnes et des marchandises ainsi que le besoin croissant d'un transport de
qualité afin de répondre aux attentes accrues des consommateurs nécessitent des
chaînes de logistique et d'approvisionnement efficaces et modernes en mesure
d'intégrer des modes de transport différents et complémentaires. Tenter
d'imposer un "transfert modal" de la route aux autres formes de transport mettra
en danger l'objectif politique visant à avoir "un meilleur transport" et non pas
"plus de transport";
Garantir la mobilité des personnes et des biens doit
rester la priorité des gouvernements en accord avec de nombreux Accords
multilatéraux (p. ex. GATT, GATS, la convention sur l’accès à la mer aux pays
sans littoral maritime, la Convention de Vienne sur le Trafic Routier, etc.) et
bilatéraux sur le libre commerce et le transport routier international. Ils ne
devraient jamais recourir, en raison de son effet discriminatoire, à une
politique protectionniste, menée sous le couvert de la protection de
l'environnement ou de mesures de sécurité inadaptées, comme c'est le cas pour le
transit alpin et les interdictions d'accès aux centres-villes motivées par des
préoccupations politiques, mais peu judicieuses.
La concurrence et la liberté de choix des modes de
transport ne doivent pas être entravées par une politique discriminatoire
tendant à pénaliser le secteur du transport routier, car elle se traduit
uniquement par des pénalités encore plus grandes non seulement pour l'économie,
mais aussi pour l'environnement, puisqu'il n'existe, bien souvent, aucune
alternative de transport qui soit viable et efficace;
Il faut éliminer les obstacles artificiels au
commerce et au tourisme afin de faciliter le trafic transfrontalier en
augmentant les capacités de débit, en réduisant la paperasserie et la taxation
inutiles, répétitives et lourdes, relatives aux personnes, aux marchandises et
aux véhicules ainsi qu'en réduisant au minimum les formalités onéreuses des
visas pour les conducteurs professionnels, et enfin en améliorant l'efficacité
et la sécurité des régimes de transit douaniers par un renforcement du
partenariat entre gouvernements et secteurs du transport, du commerce et du
tourisme;
Le traitement fiscal équitable et efficace du secteur
du transport routier doit être harmonisé au plan international lors de
l'introduction des droits d'usage de l’infrastructure routière; cette mesure
doit être appuyée par une plate-forme technique normalisée pour la collecte des
péages et assortie d'investissements publics équitables et efficaces adéquats en
infrastructures et systèmes de transport routier;
Etant donné la concurrence accrue dans le secteur du
transport routier et, avec elle, la diminution de la rentabilité et parfois même
de la qualité de service qui peut être fournie, l'accès à la profession routière
doit être basé sur des critères de qualité plus rigoureux afin de s'assurer que
chaque exploitant soit une vrai professionnel, apte à fournir un service de
qualité à l'économie tout en améliorant la sécurité routière et en réalisant
ainsi l'objectif de mobilité durable; et
L'harmonisation internationale de toutes les
conditions sociales et techniques régissant la concurrence doit contribuer à
créer l'égalité des chances pour tous les acteurs sur le marché, augmentant,
ainsi, l'intégration économique et sociale ainsi que la prospérité des pays et
des régions.
Tout en exhortant les partenaires gouvernementaux et
commerciaux du transport routier à jouer leur rôle, l'IRU et ses Associations
membres s'engagent, par la présente Déclaration, à fournir, selon un contrat
renouvelé avec la société dans son ensemble, des services de transport routier
efficaces, de grande qualité, favorisant la croissance économique et l'emploi,
par le développement du commerce et du tourisme, de même que le progrès social,
la protection de l'environnement, l'intégration internationale et la mobilité
des personnes et des marchandises non seulement sur les marchés émergents, mais
dans tous les pays.
Bucarest, le 1er juin 2002
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