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January 28, 2008
"12 jours" pour sauver le tourisme par autocar en Europe
Une pétition de l'IRU, signée par 20 000 managers et conducteurs d'autocars européens, a été remise aujourd'hui au Vice-président de la Commission européenne, Jacques Barrot. Les signataires demandent la restauration d'urgence de la dérogation des 12 jours de conduite pour le tourisme par autocar en Europe.
Bruxelles – L’Union Internationale des Transports Routiers (IRU) a remis aujourd’hui au Vice-président de la Commission européenne et Commissaire aux Transports, Jacques Barrot, une pétition signée par quelque 20 000 managers d’entreprises et conducteurs d’autocars à travers l’Europe, exigeant que la dérogation des 12 jours dans le tourisme européen par autocar soit réintroduite de toute urgence.
Cette pétition a également été remise au Président de la Commission Transports et Tourisme du Parlement européen, Paolo Costa, rapporteur d’une résolution récemment adoptée par le Parlement sur une Politique européenne du tourisme renouvelée, qui presse la Commission européenne d’examiner les « possibilités de repousser la période de repos à la fin des circuits touristiques (sans dépasser 12 jours) ».
En avril 2007, la suppression de la dérogation de 12 jours pour les transports internationaux intra-UE occasionnels par autocar avait déclenché une crise majeure au sein de l’industrie du tourisme. Depuis, les tours opérateurs de voyages par autocars ont fait état d’une hausse considérable de 30% des coûts suite à l’abandon de cette dérogation, ainsi que de conséquences très négatives pour les conducteurs (salaires, stabilité de l’emploi, vie privée et sociale, degré de satisfaction, etc.), certaines entreprises rapportant même que pas moins de 20% de leurs effectifs envisagent de quitter la profession à cause de cette nouvelle réglementation.
Le Vice-président de l’IRU et Président du Conseil Transport de personnes de l’IRU, Graham Smith, a déclaré : « Chaque jour qui passe aggrave la crise de notre secteur et multiplie les difficultés auxquelles nos opérateurs et nos conducteurs sont confrontés pour accomplir leur mission tant bien que mal. Le seul remède sensé à cette erreur manifeste, sentiment de plus en plus partagé par les décideurs politiques, le Parlement et le Conseil, est que la Commission européenne introduise une proposition pour restaurer de toute urgence la dérogation de 12 jours. »
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