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Populariser le développement durable : la sécurité des autocars
Introduction de Francesco Pacifico Cher Membre du Parlement européen, cher représentant de la Commission européenne, chers membres du panel, Mesdames et Messieurs.Vous vous rappelez tous certainement, et j'en suis sûr, que cet été a été assombri par une série de terribles accidents d'autocars en Hongrie, en France et en Allemagne. Ces événements tragiques et leur couverture par les médias ont largement influencé la manière dont le public perçoit le tourisme en autocar et la sécurité des autocars. Nous mêmes, en tant qu'experts du transport et du secteur des autocars, devons bien évidemment nous interroger sur les causes : s'agissait-il d'une défaillance humaine, d'une panne technique ou plutôt d'une infrastructure inadéquate ? Mais quelle que soit l'origine de ces accidents et sans vouloir montrer du doigt un secteur particulier, un gouvernement ou un media, il faut rappeler que toute vie perdue est une vie de trop, c'est pour cette raison que le secteur des autocars doit continuer à faire de son mieux - et je suis convaincu qu'il le fera - pour éviter, dans la mesure du possible, de futurs accidents. Force est de reconnaître que, malgré le tableau sombre diffusé cet été par la télévision ou présenté dans les journaux et qui conduit facilement à l'hypothèse que voyager en autocar est dangereux, les autocars sont, sur le plan statistique, le mode de transport le plus sûr. Il existe déjà suffisamment de règlements concernant le secteur des autocars, mais néanmoins nous devrions nous demander : comment pouvons-nous encore améliorer les chiffres concernant la sécurité des autocars ? Faut-il mettre en place davantage de contrôles de véhicules sur la route tels que les contrôles de limite de vitesse, du port de la ceinture de sécurité, du respect des temps de conduite et de repos, du tachygraphe etc.? Ou devrions-nous mettre l'accent sur une meilleures application de la loi pour nous débarrasser des brebis galeuses ? Une approche différente pourrait être de chercher des solutions par l'innovation technique, telle que l'ESP pour tous les autocars. Comme il est vrai, d'une part, que les autocars sont déjà le mode de transport le plus sûr et que la profession s'efforce d'obtenir de meilleurs chiffres de sécurité et que, d'autre part, le public semble largement ignorer ces faits, il devient vital de trouver les moyens d'augmenter la confiance du public dans le transport par autocar. Faire connaître les réalisations de la profession et se consacrer au développement durable peut être l'un de ces moyens. En fait, le développement durable constitue un engagement de l'IRU et une obligation statutaire depuis la “Charte de l'IRU pour le développement durable”. Ce document signé par tous les membres de l'IRU en 1996 est une conséquence directe de l'Agenda 21, adopté par les Nations Unies lors du sommet de la Terre de Rio. Ce que l'IRU appelle la stratégie des 3 “i” est la base la plus solide et la plus rentable pour le développement durable.
Aujourd'hui, à l'occasion de ce Forum, les orateurs et les membres du panel, tous experts, feront connaître leur opinion sur la question et présenteront les différentes perspectives en matière de sécurité et de durabilité dans le transport par autocar. Ils aborderont des questions telles que l'analyse des accidents, l'application de la loi et l'évolution technique, notamment l'installation de ceintures de sécurité et le développement de la superstructure. Même si les approches et sujets présentés ce jour connaîtront des divergences, je suis convaincu que tous nos experts conviendront qu'en renforçant la confiance du public dans le transport par autocar et donc la confiance des consommateurs, ils seront vecteurs du message suivant : les autocars sont une alternative valable aux autres modes de transport - notamment la voiture particulière - et un tourisme sûr nécessite un transport sûr. |
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