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Speeches - Prof. Dr. Bernd Gottschalk
message de bienvenueMesdames et Messieurs, Permettez moi tout d'abord de vous souhaiter la bienvenue à ce 58ème Salon International des véhicules utilitaires (IAA), organisé cette année à Francfort sur le Main, et ce également au nom de nos partenaires qui ont contribué à l'organisation de cette manifestation, l'Union Internationale des Transports Routiers (IRU) et le Bundesverband Güterverkehr, Logistik und Entsorgung (BGL). J'aimerais accueillir plus spécialement le Secrétaire Permanent, M. Antonio Guilhermino Rodrigues, venu de la belle ville de Lisbonne pour représenter son ministre, le Dr. Coelho qui, en tant que Président par intérim de la Conférence Européenne des Ministres des Transports (CEMT), devait nous présenter la contribution de la politique européenne des transports en matière de développement durable pour le transport routier de marchandises. Lors de la conférence de la CEMT de cette année, tenue en mai à Prague, les ministres européens des Transports ont largement montré l'ampleur avec laquelle leur politique vise, à l'est comme à l'ouest, à assurer la durabilité. Bienvenue également à Mme Aloisi de Lalderel qui, pour le compte des Nations Unies, doit nous présenter les attentes et les objectifs du Programme des Nations Unies pour l'environnement en ce qui concerne le transport de marchandises. Je suis également très heureux d'accueillir le Dr. Jarzembowski, représentant du Parlement européen. Le rôle du Parlement dans l'élaboration de la politique des transports en dépit de conflits d'intérêts d'ordre financier, social ou relatifs à l'énergie et l'environnement, et son aide apportée en matière d'intégration européenne montrent l'importance de ce pôle de décision au sein de l'UE et la nécessité de le renforcer. Mesdames et Messieurs, le processus de mondialisation de l'économie est en plein essor. Pour nous, Européens, il revêt une dynamique toute particulière avec l'ouverture politique et économique de l'Europe centrale et orientale et le programme déjà convenu de l'élargissement de l'UE vers l'est. Il s'accompagne de nouveaux défis pour le secteur du transport en particulier. Sans les véhicules utilitaires, le processus de renouvellement économique et social de l'Europe de l'est et son rattachement au marché unique européen ne pourraient être réalisés. J'aimerais, à ce stade, faire le vœu que la politique européenne des transports ne perde pas de vue l'objectif d'harmonisation et qu'elle instaure un système équitable de concurrence sur le marché du transport européen. Sans égalité, il ne peut y avoir de durabilitlé. L'actuelle UE doit encore résoudre les questions liées à l'harmonisation de la fiscalité et de la législation sociale; il s'agit là d'une tâche prioritaire pour les hommes politiques. Il convient d'ajouter à cela les difficultés actuelles de la politique énergétique dues à l'explosion du prix du gazole, qui rendent d'autant plus précieuse la contribution de la CEMT, du Parlement européen et de la Commission à l'harmonisation des normes économiques et environnementales dans le transport de marchandises entre l'est et l'ouest. Les hommes politiques européens ont un rôle décisif à jouer dans la structure des marchés des véhicules utilitaires européens. Mesdames et Messieurs, l'IRU représente une plate-forme importante pour le secteur automobile allemand car elle regroupe sous un même toit les constructeurs de véhicules utilitaires et les transporteurs routiers. Je suis très heureux de saluer plus spécialement son Président, M. Green. Pour tous ceux de nous qui prenons part au processus d'intégration européenne, l'IRU est un maillon incontestable entre les industries du transport à l'est comme à l'ouest. Le Bundesverband Güterverkehr, Logistik und Entsorgung (BGL), qui est une association commerciale, a de tous temps travaillé en étroite collaboration avec l'industrie des véhicules utilitaires allemande pour trouver des solutions durables au transport routier de marchandises. M. Grewer, nous menons actuellement de nouveau un dialogue avec les hommes politiques pour trouver les moyens d'influer sur deux fardeaux : le prix élevé du gazole et l'écotaxe. Une harmonisation s'impose suite aux réactions d'autres pays européens. Bien avant l'adoption de l'Agenda 21, le secteur du transport - les constructeurs comme les transporteurs - avait réussi à réduire son impact sur l'environnement. C'est pourquoi, le secteur des véhicules commerciaux salue plus particulièrement le Guide IRU pour le développement durable qu'il considère comme une étape importante vers une amélioration de la sécurité routière, du contrôle des émissions et de la consommation de carburant tout en sauvegardant l'efficacité opérationnelle et la compétitivité des transporteurs routiers. Le secteur des véhicules utilitaires a fixé les normes environnementales. La consommation d'un véhicule de 40 t, par exemple, a été réduite d'un tiers environ depuis le début des années 1970. De même, le niveau sonore des camions de la nouvelle génération a considérablement diminué. Vingt-quatre camions de type récent ne sont pas plus bruyants qu'un véhicule construit avant 1970. Les émissions des gaz d'échappement ont été réduites depuis le milieu des années 90. Depuis longtemps, il est possible d'établir un lien entre émissions polluantes et performance de conduite ou rendement du transport dans le secteur du transport de marchandises par route. L'application de la norme Euro III relative aux émissions, depuis octobre de cette année, permettra une baisse supplémentaire du niveau d'émission de 30 %. Selon l'Institut Ifeu pour la recherche sur l'énergie et l'environnement, basé à Heidelberg, le transport routier de marchandises connaîtra une baisse des émissions d'oxyde de carbone, d'azote, des hydrocarbures et des particules de l'ordre de 64 à 88 % d'ici 2015 comparé à 1990. Les constructeurs et les fournisseurs ne pourront toutefois satisfaire aux normes des émissions de véhicules pour 2005 et 2008 qu'en investissant considérablement dans la recherche et le développement. Seuls les systèmes de filtre sophistiqués permettront de répondre à ces normes. D'où la nécessité d'avoir du carburant sans teneur en soufre et des incitations financières pour l'introduction de ce carburant en 2003. Toutes ces questions seront abordées par notre porte-parole, le Dr. Maier que je salue chaleureusement. Mesdames et Messieurs, je souhaite plein succès à ce colloque international. Je suis convaincu que nos discussions et les exemples de meilleures pratiques des différents pays européens nous permettront d'identifier les moyens de réaliser une plus grande durabilité et ce, même à une époque où le coût du carburant crée un climat de vives tensions. |
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