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Exposé de Dr Ottokar Hahn
Pendant plus de 1000 ans, la Route de la Soie - qui constitue un réseau routier de plus de 15.000 kms de long - a facilité les échanges entre l'Europe et l'Asie. Le flux de marchandises et le mouvement des personnes étaient alors sous la protection de puissants Etats. Elle perdit son importance lorsque la sécurité du transit ne fut plus garantie. Cette situation perdura jusqu'en 1991 avec l'effondrement de l'URSS, les Etats successeurs n'ayant pu trouver un accord sur la libre circulation des marchandises sur les itinéraires traditionnels commerciaux (du reste renforcés entre-temps par des lignes de chemin de fer et des liaisons aériennes est-ouest). Les débats menés entre la Commission de l'UE et ces Etats sur la réhabilitation de la Route de la Soie ont débuté en 1992. La Conférence de Bruxelles qui a réuni, en mai 1993, des ministres du commerce et des transports de cinq Républiques d'Asie centrale et de trois Républiques du Caucase, a mis sur pied le concept TRACECA, en d'autres termes, le corridor de transport Europe-Caucase-Asie. Ses objectifs étaient les suivants :
La mondialisation de l'économie, et surtout la rapidité des changements, l'émergence des marchés des régions de la mer Caspienne et de la mer Noire, mais aussi du Caucase et d'Asie centrale, ainsi que de la Chine et du Japon voisins, exigent une analyse continue de toutes les infrastructures existantes et des stratégies de développement dans le domaine du transport routier en vue de permettre :
En ce qui concerne le TRACECA, cette analyse s'effectue, depuis 1993, sur une base régulière au sein de groupes de travail et de commissions ministérielles. Elle s'est concrétisée à la Conférence présidentielle sur la "Restauration de la Route de la Soie" organisée à Bakou en septembre 1998. Outre 16 Républiques, plus de 30 pays - dont la Chine et le Japon - ainsi que les représentants de 12 banques et organisations internationales étaient présents. Le résultat majeur de cette conférence a été : "L'accord de base multilatéral sur le transport International pour le développement du corridor Europe-Caucase-Asie". Un comité intergouvernemental permanent établi à Bakou doit poursuivre les objectifs fixés lors de cette conférence. L'Union européenne et les Institutions financières internationales ont contribué, par l'apport de fonds substantiels, à la mise en œuvre d'une trentaine de projets s'inscrivant dans le cadre de la Route de la Soie (55 millions d'euros par TACIS, 250 millions de dollars de la BERD et 40 millions de dollars de la BIRD). L'UNESCO s'est également associée depuis peu à la "route du dialogue". Pour conclure, les avantages économiques de la restauration de la Route de la Soie peuvent être résumés ainsi :
Pour la CEI, ces avantages sont essentiellement des revenus supplémentaires. Pour l'UE, il s'agit avant tout d'avantages comparatifs liés à des économies du coût du transport et à un accès supplémentaire à la ceinture du Pacifique. Les problèmes qu'il convient de surmonter relèvent moins du développement des infrastructures que du contexte social, c'est-à-dire :
Toute coopération avec des organisations professionnelles telles que l'IRU s'avère bénéfique pour toutes les parties dans la mesure où elle contribue à résoudre les problèmes actuels et à redonner son plein succès au concept de la Route de la Soie. |
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