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Discours introductif de M. YVES BERTHELOT
Mesdames, Messieurs, Je me réjouis que vous ayez choisi pour votre congrès annuel le thème de la mobilité, puisque mobilité des idées, mobilité des personnes, mobilité des biens et des services sont essentielles au développement de la démocratie et au progrès économique. La CEE-ONU, pour sa part, s’est efforcée depuis plus de cinquante ans de contribuer à ces « mobilités » par des analyses, des recommandations de politique et les conventions et normes négociées en son sein. Dans le domaine des transports routiers, ferroviaires, fluviaux et combinés, elle s’est efforcée de faciliter le passage des frontières et le transit, d’accroître la sécurité et de réduire les pollutions. Elle a contribué ainsi, pendant plus de quarante ans, d’abord à jeter des ponts entre l’est et l’ouest du continent et, depuis 1989, à intégrer les pays d’Europe centrale et orientale dans l’économie régionale et mondiale, renforçant ainsi la cohésion de l’Europe. Dans le domaine des transports routiers, ces activités ont été développées en étroite coopération avec l’IRU. Je suis heureux de le reconnaître ici. Dans le domaine du transport routier vous connaissez le réseau des routes E qui lient l’est et l’ouest, le nord et le sud de l’Europe. Les accords sur la signalisation routière qui avec les normes relatives à la sécurité des véhicules ont empêché que les accidents graves ne croissent proportionnellement au trafic; depuis 1970, le nombre des victimes de la route a été réduit de 40% alors que le trafic a été multiplié par trois. Enfin, d’autres normes ont eu pour résultat que les émissions polluantes des véhicules neufs en l’an 2000 sont dix fois inférieures à ce qu’elles étaient en 1970. Ce constat des progrès réalisés en Europe m’amène à deux réflexions plus générales. Les changements politiques à l’Est, le dynamisme de l’Asie et la volonté de la Chine de développer les provinces de l’Ouest sont autant de facteurs qui devraient accroître les transports routiers et ferroviaires entre l’Est et l’Ouest du continent eurasien. En même temps, l’Iran et les pays du pourtour méditerranéen cherchent à accroître leurs échanges avec l’Europe. Les directeurs des transports des commissions régionales d’Europe, d’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Asie en ont pris acte lors de leur récente réunion au Caire et sont convenus d’oeuvrer à l’intégration des réseaux A, E et M et au développement des instruments facilitant le transit et le passage aux frontières. Pourquoi ne pas utiliser ce que nous avons déjà ? La convention TIR que vous connaissez bien, la convention de Vienne sur le trafic routier et sur les signes et signaux qui harmonisent les règles et la signalisation dans toute l’Europe ont fait leurs preuves. Si la volonté existe de faciliter le transport entre pays d’Asie, d’Europe, du Moyen Orient et d’Afrique du Nord, il n’est pas utile de réinventer la roue, mais plutôt d’étendre en les adaptant éventuellement les instruments existants. Pour ce faire, votre coopération est importante. Le Secrétaire général des Nations Unies, Monsieur Kofi Annan n’encourage-t-il pas systématiquement les organisations non-gouvernementales, les entreprises et les gouvernements à joindre leurs efforts pour traiter de problèmes internationaux communs. Nous avons ici une occasion d’unir nos forces pour intensifier les échanges commerciaux dans l’ensemble du continent eurasiatique. N’est-ce pas une occasion d’appliquer le slogan de l’IRU : "Work together for a better future". |
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