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Conclusions
par Francesco Pacifico, Vice-président de l’IRU et Président du Conseil Transport de passagers de l’IRU Mesdames et messieurs, Chers Collègues, Permettez-moi, au nom de tous les membres de l’IRU et de nous tous, de remercier chaleureusement tous nos orateurs et modérateurs pour leur rôle réellement moteur dans les discussions extrêmement intéressantes et utiles qui, tout au long de cette journée, nous ont permis de faire le point sur les défis et les perspectives d’avenir du secteur de l’autobus et de l’autocar. Le débat d’aujourd’hui est à marquer d’une pierre blanche et ce, à plus d’un titre. En effet, c’est la première fois que nous avons l’occasion de confronter les opinions de leaders et d’experts d’horizons certes si divers, mais qui partagent néanmoins un profond respect et un réel engagement envers notre profession. Une profession qui, je me permets de le clamer haut et fort, a un bel avenir devant elle. Oui, Mesdames et Messieurs, le futur nous sourit. Non seulement parce que flexibilité et innovation sont nos maîtres mots, mais aussi parce que notre secteur joue un rôle économique et social tout simplement vital. Et ce n’est pas tout...
Ces qualités, Mesdames et Messieurs, sont des atouts essentiels et très prisés dans l’économie et la société d’aujourd’hui. Nous l’avons vu aujourd’hui, il faut maintenant que nos responsables politiques locaux, nationaux et européens reconnaissent ces qualités et prennent des mesures adéquates pour stimuler notre secteur et optimaliser ses bénéfices pour les clients et les citoyens. Je saisis l’opportunité que nous offre la présence de chefs d’agences de voyage et de tourisme d’Europe et d’Amérique, de représentants de grandes destinations touristiques, de membres du Parlement européen et de la Commission européenne pour lancer un appel en vue de l’instauration d’un partenariat public-privé renforcé grâce auquel nous pourrons, collectivement et dans l’intérêt public, promouvoir l’autobus et l’autocar comme le choix privilégié, car optimal, pour les clients et la société. Il y a environ un an, nous avons lancé l’idée d’une plate-forme du voyage doublée d’une véritable politique du voyage. Cet outil permettrait de centraliser notre savoir-faire, nos ressources humaines et politiques dans un seul et même réservoir de réflexion, de discussion et de choix politiques. Nous sommes persuadés qu’il s’agit d’une idée productive, mais qui doit encore faire son chemin au sein du secteur et des cercles politiques. C’est pourquoi nous encourageons nos partenaires publics et privés à y réfléchir sérieusement puisque cette plate-forme a tous les atouts pour devenir le véhicule nécessaire à nos actions en termes de profil politique et d’efficacité. Le secteur de l’autobus et de l’autocar a beaucoup à offrir à ce réservoir commun, comme en attestent nos nombreuses années d’engagements unilatéraux à grande échelle dans des domaines aussi variés que la sécurité, la qualité de service, la formation, etc. Ces initiatives ont le mérite non seulement d’exister, mais aussi d’améliorer le bien-être de tous, ainsi que les conditions de travail et la rentabilité de notre secteur. Toutefois, Mesdames et Messieurs, nous sommes convaincus que le potentiel, sur le plan social et économique, de ces initiatives sectorielles peut être tout simplement décuplé lorsque des partenaires privés, tels que l’UFTAA et l’ETOA, ainsi que les autorités publiques comme la Commission européenne, ou les municipalités de Venise et de Dresde, travaillent main dans la main dans un but commun : celui de multiplier, au bénéfice de leurs administrés, les avantages socioéconomiques des initiatives de notre secteur dans les domaines de la sécurité, l’environnement et la qualité de service. Sur un plan plus général, nous pensons que la reconnaissance, notamment politique, de l’apport du transport collectif en autobus et autocar à la société et à sa mobilité doit faire sa place dans la conscience politique universelle. Nous pensons également que cette reconnaissance devrait être, a fortiori, présente dans chaque initiative politique importante au niveau de l’Union européenne, comme la stratégie pour un tourisme durable et rentable ou le Livre vert sur les transports urbains, sans oublier les directives et règlements européens applicables aux autobus et autocars. En fait, j’irais même jusqu’à dire que nous sommes tout à fait en droit de réclamer à nos décideurs politiques la prise en compte effective des griefs de notre secteur concernant la suppression de la dérogation des douze jours dans le domaine des voyages internationaux en autocar. Le lancement récent d’une étude de la Commission sur le rôle de l’autocar dans la mobilité, le tourisme et l’économie de l’Union européenne doit être perçu comme un pas dans la bonne direction. Un pas qui nous mènera, je l’espère, vers une proposition de la Commission prévoyant le rétablissement de cette flexibilité essentielle pour notre secteur. Par ailleurs, nous attendons de nos partenaires au sein des municipalités de destinations touristiques, d’une part, qu’ils prennent tout le moins la peine de consulter le secteur avant de prendre des décisions affectant son fonctionnement et, d’autre part, qu’ils diffusent l’information en temps utile à tous les acteurs concernés, y compris les associations professionnelles qui sont le mieux placées pour la transmettre à chaque entreprise et chaque conducteur. Pour nous, je le répète, il s’agit là d’un strict minimum. Nous pensons que les municipalités, au même titre que leurs citoyens et leurs commerçants, ne peuvent que bénéficier d’un engagement intelligent et stratégique envers la promotion du tourisme en autocar, comme l’ont démontré les lauréats du City Trophy de l’RU, tels que Dresde en 2005 et Chester cette année. « Travailler ensemble pour un meilleur avenir ». Un slogan qui en dit long. Car pour l’IRU, vous l’aurez compris, le partenariat est un engagement stratégique. Aujourd’hui, nous voulons réitérer notre main tendue vers tous ceux qui, dans le privé ou dans le public, souhaitent travailler avec nous et nous aider à tenir la promesse que nous faisons à nos clients et à la société : fournir des services de meilleure qualité, plus sûrs et plus soucieux de l’environnement. Je vous remercie de votre attention. * * * |
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