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April 30, 2008 Supprimer les interdictions de circuler en Autriche : un bon point de départ pour équilibrer croissance économique et développement durable!Bruxelles – Les ministres européens des Transports se réuniront la semaine prochaine en Slovénie pour discuter de la manière dont l’UE va réaliser l’objectif clé de la Stratégie de Lisbonne en matière de croissance économique tout en gérant de façon appropriée l’augmentation subséquente des flux commerciaux et leur impact social et écologique. L’IRU salue la décision de la présidence slovène de l’UE d’aborder de front la réalisation des objectifs de développement économique en parallèle à ceux du transport durable. L’interdiction qui frappe les poids lourds sur l’autoroute autrichienne A12 souligne le besoin urgent de trouver une solution appropriée pour découpler la croissance économique de son impact écologique. Le président de l’IRU, Janusz Lacny, a déclaré : « Tous les économistes et tous les décideurs le savent : le transport routier, grâce à ses services de porte à porte sur des distances courtes – 86% des trajets ne dépassent pas 150 km – n’est pas seulement un moteur de développement économique. C’est avant tout l’organe vital de toute activité humaine dans tous les pays, y compris dans l’UE. C’est pourquoi, tout comme la moindre défaillance de notre cœur ou de notre cerveau peut avoir des conséquences dramatiques sur notre vie, toute restriction ou blocage du transport routier aura un effet encore plus catastrophique sur la santé d’une économie et sur la société en général ! ». Cette interdiction de circuler, qui entrera en vigueur le 1er mai en Autriche, bien que motivée par des arguments écologiques, se traduira par une déviation de 3 heures qui concernera quelque 300 000 véhicules par an et qui générera une consommation de 22 millions de litres de diesel et l’émission de 60 millions de kilos de CO2 supplémentaires ! En outre, les dommages économiques occasionnés par cette restriction unilatérale de la libre circulation des marchandises au sein du marché intérieur de l’UE – pourtant destinée à renforcer le développement économique de l’UE – sont tout à fait contraires aux objectifs fixés par l’Agenda de Lisbonne. Le Président du Comité de Liaison de l’IRU auprès de l’UE, Bertil Dahlin, a déclaré : « Une fois de plus, un Etat membre de l’UE met en œuvre une politique écologique qui, si elle part d’une bonne intention, est en réalité bien imparfaite car elle porte atteinte non seulement à l’économie mais surtout à l’environnement. Cette décision unilatérale, qui répond à des demandes locales, ne résout rien. Au contraire, elle ne fait qu’aggraver la situation et déplacer le problème ailleurs ». Sans politiques de transport bien réfléchies qui identifient le meilleur moyen de supprimer les dommages écologiques en nuisant le moins possible à l’ensemble de l’économie, comme la stratégie des 3 « i » (innovation, incitations et infrastructure) pour le développement durable de l’IRU, la stratégie de Lisbonne et son agenda vert sont voués à l’échec. C’est pourquoi, dans le contexte du débat actuel sur l’internalisation des coûts externes du transport, l’IRU demande que la politique de l’UE soit bâtie à l’aide des outils adéquats, à savoir des analyses d’impact réglementaire rigoureuses intégrant des principes d’analyse des coûts/bénéfices, et préconise l’application du principe du Cheapest Cost Avoider (Prévention des dommages au moindre coût pour la collectivité) comme méthode la plus rentable pour élaborer une politique des transports équitable et durable à l’échelle de l’UE.
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