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IRU - International Road Transport Union

Impact de la crise économique sur les transport routiers

Dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui, le transport routier professionnel n’est plus un simple mode de transport mais un outil de production, de distribution et de mobilité vital, et un moteur de progrès économique et social dans le monde entier.

Le transport routier est la base de l’économie réelle. Il est donc indispensable de faciliter et de promouvoir cette industrie pour lui permettre d’accroître la qualité et non le volume des transports, et de relever efficacement les défis économiques, énergétiques et environnementaux d’aujourd’hui et de demain.


Impact de la crise économique sur le transport routier de marchandises

Propositions et exigences de l’IRU vis-à-vis des autorités compétentes

Recommandations de l’IRU aux transporteurs routiers

Aperçu par pays : impact de la crise économique sur les entreprises de transport routier à l’échelle nationale


Impact de la crise économique sur le transport routier de marchandises

En 2008 et 2009, la crise financière, qui s’est transformée en crise économique, avait entraîné une chute spectaculaire de la demande en services de fret routier, étant donnée la forte corrélation entre la croissance de l’économie et des transports. En observant et analysant les tendances et chiffres récents, l’IRU a toutefois pu constater les premiers signes d’une reprise économique.


Les chiff res relevés pour la même période en 2010 et 2009 montrent respectivement que :

  • le tonnage de marchandises transportées par route au niveau national a augmenté de 10 % alors qu’il avait reculé de 10 à 20 % ;
  • le tonnage de marchandises transportées par route au niveau international a augmenté jusqu’à 10% après avoir chuté de 20 à 30 % ;
  • les coûts du fret sont restés les mêmes, contre une baisse de 10% en 2009 ;
  • les coûts du transport ont connu une hausse jusqu’à 10 % ;
  • le nombre d’immatriculations de camions a faiblement augmenté (1%) suite à une baisse spectaculaire jusqu’à 40% ; ^
  • l’accès au crédit bancaire est toujours aussi difficile que l’année passée ; et
  • les faillites se sont stabilisées après une hausse de 20 %.

Indices du transport routier

En 2010, les indices du transport routier de l’IRU ont montré que les pays du TRACECA ont pris de l’avance dans la reprise économique, sous l’impulsion des transports routiers. Il est clairement apparu que si l’Europe souhaite rester compétitive au sein d’une économie mondialisée, elle doit commencer à promouvoir et faciliter davantage le transport routier pour accélérer sa reprise économique, comme le font la plupart des régions du monde qui
enregistrent une croissance certaine.

Pour 2011, les indices du transport routier de l’IRU prévoient une croissance du PIB, du volume de fret routier et des immatriculations de véhicules dans les pays du TRACECA et BRIC, alors que les « vieilles économies », telles que l’UE, restent à la traîne, et resteront 40% en-dessous du niveau de 2008.

L’IRU a étendu la couverture géographique de son application en ligne sur les indices du transport routier, qui offre désormais des prévisions trimestrielles sur la croissance du PIB, des volumes de fret routier et des nouvelles immatriculations de véhicules dans 58 pays, y compris les Etats membres de l’OCDE et de l’UE, les pays des Balkans, du TRACECA et BRIC. Elle propose également de nouvelles fonctionnalités permettant d’effectuer des comparaisons entre pays plus facilement.

Communiqués de presse

  • L’IRU exhorte les gouvernements à promouvoir et faciliter le transport routier pour relancer l’économie. Lire...
  • La crise économique frappe les transports routiers. Lire...
  • Résolution de l’IRU sur l’impact de la crise économique sur le transport routier. Lire...


Propositions et demandes de l’IRU vis-à-vis des autorités compétentes

L’IRU lance un appel urgent aux autorités compétentes pour qu’elles :

  • garantissent l’ouverture des marchés et s’efforcent de mettre fin au Cycle de Doha de l’OMC ;
  • intensifient leurs efforts pour éliminer les barrières néo-protectionnistes au transport routier international ;
  • réévaluent et réduisent les taxes en vigueur et cessent de créer de nouveaux impôts, notamment par le biais de la révision de la Directive communautaire Eurovignette;
  • rendent la législation relative à l’insolvabilité plus flexible pour permettre aux entreprises de transport routier de réduire leur capacité de transport et de poursuivre leurs activités commerciales rentables au lieu de liquider l’intégralité de leur entreprise ;
  • encourager les institutions financières à octroyer des lignes de crédit suffisantes pour permettre aux transporteurs de financer leurs investissements et leurs opérations ;
  • incitent les institutions financières – par le biais des banques centrales - à introduire un moratoire sur les intérêts sur les dettes et sur les contrats de leasing ;
  • offrir aux transporteurs des incitations commerciales leur permettant de continuer à investir dans des véhicules innovants et propres ;
  • investir dans les infrastructures routières manquantes afin de supprimer les goulets d'étranglement et les coûts superflus y afférents ;
  • prendre des mesures préventives pour éviter la répétition des temps d’attente aux frontières, grâces auxquelles une rationalisation des procédures à bas coûts pourrait générer d’importants rendements économiques en ces temps difficiles ;
  • reconnaissent que les autobus, autocars et taxis sont des modes de transport respectueux de l’environnement et favorables pour l’économie et qu’ils constituent un maillon vital de la chaîne de mobilité durable ;
  • créer un cadre juridique et administratif permettant au secteur du transport routier de mettre provisoirement des travailleurs qualifiés en statut inactif sans devoir les licencier.

Le Forum Économique Mondial (WEF) soutient l'IRU – Lire...

Recommandations de l’IRU aux transporteurs routiers

L’IRU exhorte les transporteurs à:

  • ne pas transporter à perte ; à exercer leur activité uniquement si les coûts peuvent être répercutés et s’ils peuvent éviter d’effectuer des voyages « à vide » ;
  • stabiliser les prix du marché en réduisant leur capacité de transport et en mettant temporairement tout ou partie de leur personnel qualifié – dont ils auront besoin lorsque la crise sera terminée – en statut inactif sans le perdre.

Aperçu par pays : impact de la crise économique sur les entreprises de transport routier à l’échelle nationale

Autriche Autriche Macédoine
Allemagne Moldavie(en russe)
Bélarus (enanglais/ en russe) Pologne
Bulgarie République tchèque
Danemark Roumanie
Espagne Royaume Uni
Finlande Russie(en russe)
France Suisse
Hongrie Turkquie
Kazakhstan(en russe) Ukraine(en russe)
Lettonie    
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